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Sources · Base nationale IRVE / INSEE
47 300 sites · 204 600 points de charge
Consolidation quotidienne data.gouv.fr

Concurrence, demande, tension locale

Ce site manque-t-il vraiment de recharge ?

45 ans de modélisation des flux

Compter les bornes voisines ne dit rien. L'outil confronte la demande de recharge du bassin à la puissance réellement installée, et situe le site sur une échelle de tension.

Concurrence
Puissance installée stations, opérateurs, classes de charge
Demande
Trois gisements résidents, transit, lieux de travail
Verdict
Indice /100 besoin confronté à la capacité servie
Foncier
ZAE FUSAC les hôtes potentiels d'une station
Site étudié
Station ultra-rapide (≥ 150 kW)
Recharge rapide (50–149 kW)
Recharge lente ou accélérée
Zone d'activité (FUSAC)
Taille du point = puissance installée
Analyse du bassin de recharge…

Saisissez une adresse : l'outil confronte la demande de recharge du bassin à la puissance déjà installée, et situe le site sur une échelle de tension.

Base nationale des IRVE (data.gouv.fr, schéma etalable v2.3.1, consolidation quotidienne) agrégée au site physique · population INSEE à la maille IRIS · parc automobile communal · comptages routiers publics, complétés des comptages de la Métropole Européenne de Lille · zones d'activité économique FUSAC 2024 · employeurs SIRENE. Test de cadrage, pas une étude d'implantation. Il n'intègre ni la visibilité et l'accessibilité réelles du site, ni le temps de séjour, ni le coût de raccordement au réseau — les trois paramètres qui décident de la rentabilité d'une station.

Méthode

Pourquoi compter les bornes ne sert à rien .

C'est le raisonnement le plus répandu du secteur, et celui qui produit le plus de stations fantômes.

Une prise de voirie à 7 kW et un chargeur autoroutier à 300 kW comptent chacun pour un point de charge. Le second sert quarante fois plus d'énergie par heure branchée. Une commune affichant cinquante bornes lentes peut être bien plus sous-équipée en recharge rapide qu'une commune qui n'en affiche que huit — et aucun décompte de points de charge ne le montrera. Le bilan en kilowattheures remet les deux offres à la même échelle.

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La base nationale, remise d'aplomb

Le fichier consolidé de data.gouv.fr empile les déclarations : l'opérateur publie sa station, un agrégateur la republie, et plusieurs producteurs recopient l'identifiant du point de charge dans le champ de la station. Compté tel quel, le parc français affiche le double de sa taille réelle. Nous regroupons les déclarations par site physique : 47 305 sites, 204 625 points de charge.

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La demande, en trois gisements

Les résidents, pondérés par la part d'entre eux qui n'a pas de place privée pour recharger — c'est la structure de l'habitat qui commande, pas la population. Le transit, tiré des comptages routiers quand ils existent. Le travail, tiré des emplois des zones d'activité FUSAC et des employeurs SIRENE, que la loi LOM oblige justement à s'équiper.

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Ce que l'outil ne sait pas

La visibilité depuis l'axe, l'accessibilité en entrée-sortie, le temps de séjour réel des véhicules, et surtout la capacité de raccordement du poste source — qui peut à elle seule faire basculer un projet de station rapide. Ces quatre paramètres décident de la rentabilité, et aucun ne se lit dans une donnée ouverte.

Questions fréquentes sur le potentiel d'implantation IRVE

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Que mesure exactement l'indice de tension ?

Le rapport entre ce que le bassin consomme en recharge et ce que les bornes installées savent réellement servir, exprimés dans la même unité : le kWh par jour. Un indice élevé signale que la demande dépasse l'offre, un indice bas que le marché est déjà servi. Le rapport est ramené sur 100 en échelle logarithmique, pour qu'un désert de bornes et un quasi-désert ne se retrouvent pas écrasés sur la même note. Ce n'est pas un score de qualité de site : c'est une mesure de déséquilibre local.

Pourquoi compter des kilowattheures plutôt que des bornes ?

Parce qu'un comptage de bornes ne veut rien dire. Une prise de voirie à 7 kW et un chargeur autoroutier à 300 kW comptent chacun pour un point de charge, alors que le second sert quarante fois plus d'énergie par heure branchée. Une commune qui affiche cinquante points de charge lents peut être bien plus sous-équipée en recharge rapide qu'une commune qui n'en affiche que huit. Le bilan en kWh remet les deux offres à la même échelle, en appliquant à chaque classe de puissance un nombre d'heures utiles réaliste.

D'où vient l'estimation du nombre de véhicules électriques de la zone ?

Elle est reconstruite, pas relevée : le parc électrique n'est pas publié à la maille fine. On part de la population du rayon comptée sur les centroïdes IRIS, on lui applique le taux de motorisation réel de la commune issu du parc automobile communal, puis un taux d'électrification modulé par le revenu — l'achat de véhicule électrique reste fortement corrélé au revenu, et un territoire à indice 130 n'a pas le parc d'un territoire à indice 80. C'est une estimation de cadrage, dont l'incertitude porte surtout sur le taux d'électrification local.

Pourquoi la part de maisons individuelles pèse-t-elle autant ?

Parce que c'est elle qui décide de la dépendance à la recharge publique, et c'est le paramètre que tout comptage de bornes ignore. En maison individuelle, la recharge se fait au garage : le véhicule ne passe presque jamais sur une borne publique. En habitat collectif sans place attribuée, c'est l'inverse. Deux zones de même population et de même parc électrique peuvent donc avoir des besoins publics qui varient du simple au quintuple. L'outil déduit cette part de la structure de l'habitat de la commune.

Que veut dire un gisement de transit « non documenté » ?

Que la donnée publique n'existe pas sur ce secteur, et non que l'axe est désert. Les comptages routiers sont publiés département par département, avec une couverture très inégale : certains en publient des milliers de points, d'autres presque aucun. Plutôt que de compter le transit à zéro — ce qui ferait mécaniquement baisser le besoin estimé et donc l'indice — le gisement est exclu et signalé comme tel. C'est précisément le cas où un comptage terrain devient nécessaire avant d'engager un investissement.

L'outil intègre-t-il la capacité de raccordement au réseau ?

Non, et c'est sa principale limite. La capacité disponible d'un poste source conditionne le coût de raccordement, qui peut à lui seul faire basculer un projet de station rapide — et ce n'est pas une donnée diffusée à une maille exploitable dans un outil public. Un site peut donc afficher une tension forte et rester inexploitable faute de puissance disponible à un coût acceptable. C'est l'un des points que l'étude d'implantation instruit, avec la visibilité, l'accessibilité et le temps de séjour réels du site.

Faire valider un emplacement avant le comité

Étude CAP IRVE : volume de kWh prévisionnel, taux de charge par borne et trajectoire de rentabilité, appuyés sur une visite terrain d'un consultant senior.

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