Calcul immédiat · sans compte

Textes · LOM / APER / loi Huwart
Échéances · 1er juillet 2026 et 2028
Verdissement des flottes · exercice 2026

Bornes, ombrières, verdissement de flotte

Ce que la loi vous impose sur votre parking.

Trois obligations, un seul calcul

La loi LOM compte vos places, la loi APER mesure vos mètres carrés, la taxe incitative pèse sur votre flotte. Trois textes, trois interlocuteurs, et presque jamais le coût cumulé de ne rien faire. Le voici.

Loi LOM
Bornes exigées une par tranche de 20 places, PMR comprise
Loi APER
Surface à couvrir ombrières ou végétalisation, procédé mixte
Échéance
2026 ou 2028 selon que le parc dépasse 10 000 m²
Sanction
Coût annuel pénalités APER et taxe de flotte cumulées

Votre site

Votre flotte

La taxe incitative ne vise que les entreprises gérant plus de 100 véhicules légers. Laissez 0 si vous n'êtes pas concerné.

Repère de dimensionnement

Exposition financière annuelle

€ / an

Loi LOM — bornes de recharge

points de recharge
à installer
place aménagée
PMR
places à
pré-équiper

Loi APER — ombrières et végétalisation

m² à couvrir
(50 % du parc)
m² minimum
en ombrières PV
échéance de mise
en conformité

Verdissement de flotte — taxe incitative

véhicules propres
exigés en 2026
véhicules
manquants
€ de pénalité
en 2027

Loi d'orientation des mobilités · loi APER du 10 mars 2023 ajustée par la loi Huwart du 26 novembre 2025 · taxe annuelle incitative au verdissement des flottes. Outil de cadrage, pas un avis juridique. Les obligations se modulent selon la destination du bâtiment, les contraintes techniques, patrimoniales ou de sécurité du site, et les exonérations prévues par les textes — autant de points qui s'apprécient dossier par dossier.

Retournement

Une obligation qui peut vous rapporter .

Le réflexe est de chiffrer la dépense. La question utile est de savoir ce que votre foncier vaut pour celui qui veut l'équiper.

Un opérateur de recharge finance lui-même l'installation, l'exploite et vous verse une redevance d'occupation. Il ne le fait pas partout : il le fait là où le passage justifie l'investissement. Le propriétaire qui connaît la valeur de passage de son parking négocie une redevance ; celui qui l'ignore accepte celle qu'on lui propose, sans point de comparaison, souvent pour quinze ou vingt ans.

01

La contrainte est datée

Les parcs de plus de 10 000 m² — environ 11 000 sites en France, hypermarchés, centres commerciaux, plateformes logistiques — doivent être conformes au 1er juillet 2026. Ceux de 1 500 à 10 000 m² ont jusqu'au 1er juillet 2028. Le report de dix-huit mois se joue sur un contrat signé avant le 30 juin 2026 : au-delà, il n'existe plus.

02

La sanction est récurrente

De 20 000 à 40 000 € par an et par parking, jusqu'à mise en conformité. Rapportée à un patrimoine de vingt sites, l'inaction se chiffre en centaines de milliers d'euros annuels — un ordre de grandeur qui change la nature de l'arbitrage budgétaire.

03

La valeur est inégale

Deux parkings de même surface n'ont pas la même valeur pour un opérateur : le flux qui passe devant, le temps de séjour, la densité de véhicules électriques de la zone et la concurrence déjà installée font varier la redevance du simple au triple. C'est ce que mesure une étude d'attractivité, site par site.

Questions fréquentes sur les obligations LOM et APER

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Mon parking de 40 places est-il obligé d'avoir des bornes de recharge ?

Oui, si le bâtiment qu'il dessert n'est pas un logement. Depuis le 1er janvier 2025, tout bâtiment non résidentiel dont le parc dépasse 20 emplacements doit compter au moins un point de recharge par tranche de 20 places, dont une place aménagée pour les personnes à mobilité réduite. Pour 40 places, cela fait deux points de recharge. L'obligation porte sur des bornes réellement en service, pas sur une simple attente technique — le pré-équipement, lui, est une exigence distincte qui ne vise que les permis déposés après le 11 mars 2021.

Quelle est la différence entre la loi LOM et la loi APER ?

Elles ne parlent ni du même objet, ni de la même surface. La LOM porte sur la recharge : elle compte des places et impose des bornes. L'APER porte sur la production d'énergie et l'artificialisation : elle mesure des mètres carrés et impose de couvrir la moitié d'un parc extérieur de plus de 1 500 m² en ombrières photovoltaïques ou en végétalisation. Un même site peut relever des deux, d'une seule, ou d'aucune — et c'est fréquemment le cas d'un parking de supermarché de tomber sous les deux régimes sans que personne ne les ait rapprochés.

Quelles sont les sanctions si mon parking n'est pas conforme au 1er juillet 2026 ?

Pour l'obligation de solarisation, la sanction va de 20 000 à 40 000 € par an et par parking, et elle court tant que le site n'est pas mis en conformité : ce n'est pas une amende unique, c'est une charge récurrente. Un report de dix-huit mois reste possible pour les parcs de plus de 10 000 m², à condition d'avoir signé un contrat d'engagement avec versement d'acompte avant le 30 juin 2026 et validé un bon de commande avant le 31 décembre 2026. Passé ces dates, la porte se referme.

Pourquoi la taxe sur les flottes figure-t-elle dans un simulateur de parking ?

Parce que c'est elle qui rend l'équipement inévitable. La loi LOM n'assortit pas d'amende directe le défaut de bornes sur un parc existant : la contrainte financière vient d'ailleurs, de la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes. Une entreprise de plus de 100 véhicules légers doit atteindre 18 % de véhicules à faibles émissions en 2026, sous peine de 4 000 € par véhicule manquant — 5 000 € en 2027. Or on n'électrifie pas une flotte sans infrastructure de recharge sur ses sites. Les deux obligations se tiennent, et les traiter séparément coûte cher.

Faut-il financer soi-même l'installation des bornes ?

Non, et c'est souvent le meilleur arbitrage. Un opérateur de recharge ou un tiers investisseur peut porter l'intégralité de l'investissement en échange d'une convention d'occupation de votre foncier, contre une redevance. Encore faut-il savoir ce que vaut votre parking à ses yeux : un parc très fréquenté sur un axe passant se négocie très différemment d'un parking de bureau désert le week-end. C'est précisément ce que mesure une étude d'attractivité — et sans elle, la redevance proposée est acceptée sans point de comparaison.

Le simulateur tient-il compte des exonérations ?

Non, et c'est sa limite assumée. Les textes prévoient des dérogations pour contraintes techniques, de sécurité, architecturales ou patrimoniales, ainsi que des cas d'exemption liés à la destination du bâtiment ou à la disproportion manifeste du coût des travaux. Elles s'apprécient dossier par dossier, sur pièces. Cet outil dit dans quel régime tombe votre site et ce qu'il coûterait de ne rien faire ; il ne dit pas si vous pouvez y échapper.

Faire auditer votre parc immobilier

Conformité site par site, valeur de passage de chaque parking et argumentaire chiffré pour négocier vos redevances avec les opérateurs de recharge.

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