Infrastructures de recharge · Mobilité électrique

Le kilowattheure
a remplacé
le panier moyen.

Une station de recharge est un point de vente : elle vit du flux qui passe devant, du temps qu'on y reste et de ce que la concurrence capte déjà. Quarante-cinq ans à modéliser ces trois choses pour le commerce, appliqués au marché de la recharge.

47 305
Sites de recharge au référentiel
204k
Points de charge recensés
43k
Zones d'activité cartographiées
45
Ans de modélisation des flux
Trois métiers, trois questions

De quel côté de la borne êtes-vous ?

Le marché de la recharge met face à face celui qui cherche un emplacement, celui qui en détient un, et celui qui construit. Les trois ont besoin de la même donnée, et n'en font pas le même usage.

Le socle

Les données du marché, remises d'aplomb .

La valeur n'est pas dans la possession des bases — elles sont ouvertes pour la plupart. Elle est dans ce qu'on obtient en les croisant, et dans le travail de remise d'aplomb que personne ne fait.

Un exemple

Le fichier consolidé de la base nationale des IRVE compte 233 821 lignes. Empilées telles quelles, elles donnent 411 679 points de charge — le double du parc public réel. En cause : les doublons entre l'opérateur et les agrégateurs qui le republient, et un identifiant de station dans lequel plusieurs producteurs recopient l'identifiant du point de charge, si bien qu'une station de trois bornes se présente comme trois stations de trois bornes. Regroupé par site physique, le parc compte 204 625 points de charge sur 47 305 sites. Toute analyse de saturation bâtie sur le fichier brut se trompe d'un facteur deux.

data.gouv.fr

Base nationale des IRVE

Schéma etalable v2.3.1, consolidation quotidienne sur data.gouv.fr. Géolocalisation, aménageur, opérateur, puissance nominale, type de connecteurs, implantation. Retraitée au site physique.

INSEE

Population et habitat

Recensement INSEE à la maille IRIS, structure de l'habitat, revenus. C'est la part d'habitants sans place de recharge privée qui commande la dépendance à la recharge publique — pas la population.

SDES

Parc automobile communal

Véhicules particuliers et camionnettes par commune. Sert à convertir une population en parc roulant réel, avec le taux de motorisation observé et non une moyenne nationale.

Cerema, départements

Comptages routiers

Trafic moyen journalier agrégé depuis une quarantaine de jeux départementaux et le réseau national concédé. Couverture inégale, signalée comme telle plutôt que comblée par une estimation.

SAD Marketing

Référentiel FUSAC

Notre cartographie propriétaire du foncier économique : 43 371 zones d'activité et plus de 390 000 sites, avec surface, occupation et vocation. Le gisement de recharge au travail, et les hôtes potentiels.

SAD Marketing

Modèles PredictOps

Nos modèles de prévision spatiale, back-testés sur notre historique d'implantations. Ils portent la conversion d'un flux en fréquentation, puis d'une fréquentation en volume vendu.

Le calendrier

Un marché sous contrainte de date .

Ce marché n'est pas tiré par la demande spontanée : il est tiré par des échéances datées et des sanctions chiffrées. Elles disent où et quand les décisions vont se prendre.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025

Loi LOM

Un point de recharge par tranche de vingt places pour les bâtiments non résidentiels de plus de vingt emplacements, dont une place aménagée pour les personnes à mobilité réduite. Pré-équipement de 20 % des places pour les permis postérieurs au 11 mars 2021.

1ᵉʳ juillet 2026, puis 2028

Lois APER et Huwart

Solarisation ou végétalisation de la moitié des parcs extérieurs : au-delà de 10 000 m² dès 2026, soit environ 11 000 sites, puis de 1 500 à 10 000 m² en 2028. Sanction de 20 000 à 40 000 € par an et par parking, jusqu'à mise en conformité.

Exercice 2026, puis 2027

Verdissement des flottes

Au-delà de cent véhicules légers, 18 % de véhicules à faibles émissions en 2026, sous peine de 4 000 € par véhicule manquant — 5 000 € en 2027. C'est cette taxe, et non la loi LOM, qui rend l'équipement des sites financièrement inévitable.

Questions sur le géomarketing appliqué à la recharge électrique

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Que fait un cabinet de géomarketing sur le marché de la recharge électrique ?

Il répond à la seule question qui décide de la rentabilité d'une station : combien de véhicules vont s'y arrêter, et combien de temps. C'est exactement le métier que nous exerçons depuis quarante-cinq ans pour le commerce — modéliser des flux, une zone de chalandise, un temps de séjour, une concurrence — appliqué à une unité de vente différente. Le kilowattheure remplace le panier moyen ; la mécanique d'implantation, elle, ne change pas.

Quelles données utilisez-vous sur le marché IRVE ?

La base nationale des IRVE publiée sur data.gouv.fr, que nous retraitons pour la ramener au site physique — le fichier brut, empilant les déclarations de plusieurs sources et confondant parfois station et point de charge, affiche près du double du parc réel. Nous y croisons la population INSEE à la maille IRIS, le parc automobile communal, les comptages routiers publics, notre référentiel propriétaire FUSAC du foncier économique et les employeurs SIRENE.

Pourquoi la base nationale des IRVE doit-elle être retraitée ?

Pour deux raisons cumulatives. D'abord les doublons inter-sources : l'opérateur publie sa station, un agrégateur republie la même, et les additionner double l'offre visible. Ensuite l'identifiant de station, qui n'en est pas un — plusieurs producteurs y recopient l'identifiant du point de charge, si bien qu'une station de trois bornes apparaît comme trois stations déclarant chacune trois points de charge. Compté tel quel, le parc français affiche 411 000 points de charge ; regroupé par site physique, il en compte 204 625 sur 47 305 sites.

Intervenez-vous sur la faisabilité technique et le raccordement ?

Nous ne sommes ni bureau d'études électrotechnique ni installateur : nous ne dimensionnons pas d'armoire de puissance et nous n'instruisons pas de dossier de raccordement. Notre rôle s'arrête à la qualification commerciale du site — et c'est délibérément l'étape qui doit venir en premier. Instruire un raccordement, long et coûteux, sur un emplacement qui ne verra jamais passer assez de véhicules revient à payer une étude pour apprendre qu'on n'en avait pas besoin.

Êtes-vous liés à un opérateur ou à un fabricant ?

Non. Nous n'exploitons aucune borne, ne vendons aucun matériel, ne posons aucune ombrière et ne prenons aucune commission sur les conventions d'occupation. Notre seule production est l'analyse. C'est ce qui permet à un opérateur de savoir que notre projection n'est pas gonflée pour justifier un déploiement, et à une foncière de savoir que notre évaluation n'est pas minorée pour servir un acheteur.

Travaillez-vous à l'international sur ce marché ?

Oui. Nos outils publics couvrent la France métropolitaine, la Corse et les DROM, parce qu'ils s'appuient sur des référentiels français. Nos études, elles, se conduisent partout où nous sommes implantés — Europe, Moyen-Orient et Afrique via notre bureau de Dubaï — avec les référentiels locaux et la même méthode de modélisation des flux.

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