Modèle à remplir · gratuit

Trame d’État Local de Marché

Le plan en huit parties, la source à citer pour chaque chiffre, et la grille de contrôle avant remise.

Que contient un État Local de Marché ?

Huit parties : le périmètre retenu et sa justification, la population et les ménages de la zone, leur profil et leur pouvoir d'achat, la dynamique démographique, le marché théorique en euros, la concurrence recensée et distancée, les flux et générateurs de trafic, puis la conclusion de potentiel. Chaque chiffre doit porter sa source et son millésime : un ELM sans sources ne satisfait pas l'obligation d'information du DIP, et ne convainc ni un candidat ni un banquier.

Ce que contient le document

Chaque partie porte ses champs à remplir et, quand la règle l'exige, l'article qui la fonde.

  1. 01

    1 — Périmètre et méthode

    Le choix de la zone (isochrone, isodistance, contour administratif) et sa justification par le comportement d’achat de l’activité.

  2. 02

    2 — Population et ménages

    Effectifs de la zone, ménages, taille moyenne, et la maille de calcul retenue.

  3. 03

    3 — Profil et pouvoir d’achat

    CSP, âges, statut d’occupation, revenu médian, et le taux de couverture de la donnée.

  4. 04

    4 — Dynamique sur dix ans

    Évolution de la population et des logements, construction récente, sens de la tendance.

  5. 05

    5 — Marché théorique en euros

    Panier annuel du ménage sur l’activité, modulation locale, marché de la zone.

  6. 06

    6 — Concurrence

    Recensement nominatif, distance et temps de trajet, marché disponible par concurrent.

  7. 07

    7 — Flux et générateurs

    Comptages routiers, gares, pôles générateurs, accessibilité et stationnement.

  8. 08

    8 — Conclusion de potentiel

    Ce que la zone permet, ce qu’elle ne permet pas, et les réserves explicitement posées.

  9. 09

    Grille de contrôle avant remise

    Onze vérifications : sources datées, maille homogène, concurrence nominative, réserves écrites.

L'erreur de maille, et ce qu'elle coûte

Un ELM se juge d'abord sur sa maille de calcul. Le raccourci le plus répandu consiste à prendre les chiffres de la commune d'implantation : c'est la donnée la plus facile à trouver, et celle qui décrit le moins bien une zone de chalandise. Une zone déborde presque toujours la commune d'un côté et n'en couvre qu'une fraction de l'autre.

Maille Ce qu'elle donne Biais
Commune Population et revenus publiés, immédiatement disponibles Surestime presque toujours le marché : compte des habitants hors zone, ignore ceux du bourg voisin
Cercle en kilomètres Comparaison homogène entre plusieurs sites Aveugle au réseau : une rocade étend la zone, une rivière la coupe net
IRIS pondéré par l'isochrone La population réellement dans le périmètre, au prorata de la surface couverte Revenu médian non publié sur environ 70 % des IRIS — à signaler par un taux de couverture

La trame impose donc de déclarer la maille en première partie, et de la tenir jusqu'au bout : mélanger un marché calculé à l'IRIS et une concurrence recensée à la commune produit un ratio de marché par concurrent qui ne veut rien dire. C'est le premier point de la grille de contrôle.

Ce que ce modèle ne fait pas

Un document honnête sur ses limites se défend mieux devant un candidat, une banque ou une commission.

  • La trame donne le plan et les sources, pas les données : les chiffres restent à produire sur votre zone.
  • Un ELM n'est pas une étude d'implantation : il décrit le marché local, il ne conclut pas à un chiffre d'affaires.

6 pages A4 · plan type + grille de contrôle

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Questions fréquentes

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L’État Local de Marché est-il obligatoire ?

Il n'existe pas d'obligation d'établir un document intitulé « État Local de Marché ». L'obligation, posée par l'article R330-1 du code de commerce, porte sur son contenu : le DIP doit présenter l'état général et local du marché des produits ou services concernés et ses perspectives de développement. L'ELM est la forme sous laquelle les réseaux satisfont cette exigence, parce qu'elle est datée, sourcée et rattachée à une zone précise.

Qui doit produire l’ELM, le franchiseur ou le candidat ?

L'obligation d'information pèse sur le franchiseur : c'est lui qui remet le DIP, ELM compris. Rien n'interdit au candidat de faire réaliser sa propre étude de zone — c'est même recommandé, puisque c'est son investissement qui est en jeu, et un candidat qui recalcule le potentiel de sa zone construit un dossier bancaire plus solide.

Quel périmètre retenir pour l’ELM ?

Celui qui correspond au comportement d'achat réel de l'activité : 5 à 10 minutes à pied pour un commerce de proximité, 5 à 10 minutes en voiture pour un supermarché, 15 à 20 minutes pour une grande surface spécialisée, jusqu'à 30 minutes pour un équipement de destination. Le périmètre doit être justifié dans le document, et non posé implicitement — c'est la première chose qu'un candidat averti conteste.

Un ELM peut-il se limiter aux données de la commune ?

C'est l'erreur la plus fréquente. Une zone de chalandise épouse rarement les limites communales : elle en déborde d'un côté et n'en couvre qu'une partie de l'autre. Un calcul à la maille communale surestime presque toujours le marché. La maille pertinente est l'IRIS de l'INSEE, pondéré par la part réellement incluse dans le périmètre.

Faire produire la pièce plutôt que la remplir

Nos consultants réalisent l'étude qui alimente ce document : données de zone, concurrence relevée, chiffres opposables.

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