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Où la France se construit.

Les terrains qui n'étaient pas bâtis en 2017 et le sont devenus en 2025, repérés depuis l'espace — avant que le recensement ne les compte.

  • 195 057 mailles de 160 m signalées
  • 20 fois le hasard validé sur permis Sitadel
  • Huit ans d’écart millésimes 2017 et 2025
  • Sur quoi ça s’est bâti tissu de départ et d’arrivée

Où la France s'est construite

195 057 mailles de 160 mètres qui n'étaient pas bâties en 2017 et le sont devenues en 2025. Cherchez une commune, puis cliquez une maille signalée.

Maille cliquée

Cliquez une maille colorée pour connaître le niveau de signal.

Comparaison des millésimes 2017 et 2025. The AlphaEarth Foundations Satellite Embedding dataset is produced by Google and Google DeepMind (CC-BY 4.0). Méthode et validation SAD Marketing.

Niveau de signal 195 057 mailles signalées · 0,9 % du territoire
  • Bâti apparu Le tissu bascule vers du bâti, avec un signal spectral modeste.
  • Signal soutenu Bascule confirmée par un rapprochement net vers les tissus bâtis.
  • Artificialisation probable Les 20 % de signaux les plus forts parmi les mailles devenues bâties.
  • Artificialisation confirmée Les 10 % les plus forts. Un tiers de ces mailles ont un permis de construire à moins de 120 mètres.
Méthode

Deux façons de se tromper .

Détecter la construction depuis l'espace paraît simple. Les deux approches évidentes produisent des cartes fausses — et nous les avons testées avant de les écarter, contre les permis de construire réels.

01
Écarté

Mesurer ce qui a changé

Comparer les deux signatures satellitaires et retenir les plus grands écarts. Le résultat mesure la variabilité du couvert, pas la construction : une parcelle agricole change d'apparence chaque année selon la rotation et la date de récolte, le béton jamais. Les terrains effectivement construits ressortaient moins mobiles que la moyenne.

02
Écarté

Mesurer le rapprochement du bâti

Plus fin : ne retenir que les mailles dont l'apparence se rapproche des tissus bâtis. Mais le haut du classement est occupé par les coupes forestières — une parcelle rase devient minérale et claire sans qu'aucune construction n'ait eu lieu. Testée sur les permis : 1,85 % de réussite contre 1,70 % pour un tirage au hasard.

03
Retenu

Exiger l’arrivée dans le bâti

La maille doit avoir basculé d'un tissu non bâti vers un tissu bâti, et le rapprochement gradue la certitude. La part de mailles ayant un permis de construire à moins de 120 mètres passe alors à 25,8 %, et à 34,0 % sur le palier le plus élevé — vingt fois le hasard.

Ce que l'outil ne voit pas. Une maille fait 2,56 hectares : une maison isolée dans un tissu déjà pavillonnaire ne la fait pas basculer. L'outil repère des opérations — lotissements, zones d'activité, extensions urbaines — pas des constructions unitaires. Il est réglé pour signaler ce dont il est sûr plutôt que pour tout attraper.

Questions fréquentes sur la détection d'artificialisation

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Comment une maille est-elle déclarée artificialisée ?

Par une bascule de tissu, pas par un score. La maille doit ne pas être bâtie en 2017 et l'être devenue en 2025, selon la classification satellitaire des tissus. Le degré de certitude affiché vient ensuite de l'ampleur du rapprochement vers les tissus bâtis entre les deux dates. Cette double condition est ce qui distingue une construction d'une simple variation d'apparence du sol.

Le résultat est-il vérifié ?

Oui, contre les permis de construire géolocalisés de la base Sitadel du ministère. Sur un témoin tiré au hasard parmi les mailles non bâties en 2017, 1,70 % ont un permis autorisé à moins de 120 mètres entre 2017 et 2024. Parmi les mailles que l'outil signale, cette part monte à 25,8 %, et à 34,0 % sur le palier le plus élevé — soit vingt fois le hasard. C'est la mesure de fiabilité de l'outil, et elle est publiée telle quelle.

Pourquoi ne pas simplement mesurer ce qui a changé entre 2017 et 2025 ?

Nous avons essayé, et c'est faux. Mesurer la distance entre les deux signatures satellitaires ne détecte pas la construction mais la variabilité naturelle du couvert : une parcelle agricole change énormément d'apparence d'une année sur l'autre selon la rotation et la date de récolte, alors que le béton ne bouge pas. À ce jeu, les terrains effectivement construits ressortaient moins mobiles que la moyenne. Un indicateur de changement brut, sur ce sujet, produit une carte de l'agriculture.

Et pourquoi ne pas prendre les mailles qui se rapprochent le plus du bâti ?

C'est la deuxième fausse piste, et elle est plus insidieuse parce qu'elle semble juste. Son haut de classement est dominé par les coupes forestières : une parcelle rase devient minérale et claire, donc se rapproche spectralement d'une zone bâtie sans qu'aucune construction n'ait eu lieu. Testée contre les permis, cette définition ne fait pas mieux que le hasard — 1,85 % contre 1,70 %. C'est en exigeant que la maille arrive effectivement dans un tissu bâti que le signal devient fiable.

L'outil voit-il toute l'artificialisation française ?

Non, et c'est un arbitrage assumé. Les 195 057 mailles signalées représentent environ 5 000 km², au-dessus de l'artificialisation réelle sur la période pour les paliers bas, et le palier le plus sûr n'en couvre que 660 km², en dessous. L'outil est réglé pour signaler ce dont il est sûr plutôt que pour tout attraper : une maison isolée dans un tissu déjà pavillonnaire ne fait pas basculer sa maille de 2,56 hectares. Il repère les opérations, pas les constructions unitaires.

Quel usage en géomarketing ?

Anticiper la demande avant qu'elle n'apparaisse dans les statistiques. Un recensement est publié avec trois ans de décalage et lissé sur cinq années de collecte ; un lotissement livré en 2024 n'y figure pas encore. Repérer les secteurs où le bâti est apparu, c'est identifier des ménages qui vont consommer avant que la concurrence ne les voie. C'est aussi un signal foncier : là où ça se construit, les autorisations passent.

Peut-on suivre un territoire précis dans le temps ?

Oui. Les millésimes annuels existent de 2017 à 2025 : la comparaison présentée ici prend les deux extrémités, mais la même méthode se décline année par année pour dater une opération, ou sur un périmètre donné — une commune, une intercommunalité, une zone de chalandise. Nous l'avons fait sur onze métropoles, où les opérations sont nommées, datées et croisées aux permis et aux entreprises : lire la série « où la France se construit ». Écrivez-nous pour un suivi sur votre territoire.

Suivre l'artificialisation de votre territoire

Millésime par millésime de 2017 à 2025, sur une commune, une intercommunalité ou vos zones de chalandise — avec datation des opérations et croisement au foncier disponible.

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