Le diagnostic d'une enseigne fictive de 9 supermarchés, posée sur les vrais quartiers de la métropole lilloise.
Vous manipulez ce que reçoit un client : combien manque, où, qui est parti, pourquoi, et quoi faire. Puis vous décidez si vous voulez la même chose sur vos magasins.
9 magasins. Lequel laisse le plus d'argent dans sa zone ?
Ils sont classés par chiffre d'affaires, comme sur n'importe quel tableau de bord. Cliquez celui qui, selon vous, perd le plus par rapport à ce que sa zone permet.
À vous de jouer
Un indice : ce n'est pas forcément celui qui vend le moins.
Le CA manquant, c'est l'écart entre ce qu'un magasin fait et ce que sa zone permet : ménages, dépense alimentaire, revenus et concurrents réellement en place, selon un modèle publié en bas de page.
Chapitre 2 · Où · Lille-Fives
1,1 M€ manquants, dont 70 % dans 6 quartiers à moins de 5 minutes.
Chaque porteur de carte a une adresse : rapportés aux ménages de chaque quartier, les clients donnent la pénétration réelle du magasin. Le modèle donne celle qu'on devrait voir face aux concurrents en place.
Faites glisser le curseur pour passer de l'une à l'autre.
Ce que le magasin fait→ ce que sa zone permet
RéaliséCA réalisé par quartierPotentiel
La carte se charge à l'approche de cette section.
Où le manque se concentre
Clients pour 100 ménages, réel / attendu. Survolez la carte pour chaque quartier.
Où le manque se concentre
Chapitre 3 · Qui part
815 clients perdus en 12 mois. La courbe décroche en mars 2025.
Un client perdu, c'est un porteur de carte sans achat depuis 90 jours. Un discounter ouvre à 750 mètres, et les quartiers qui l'entourent se vident.
Rejouez les 24 mois, ou déplacez le curseur.
Clients actifs, mois par mois
Clients actifs du magasindont quartiers voisins du discounter
sept. 2026
Clients actifs
3 312
Dont quartiers voisins du discounter
872
Depuis l'ouverture (mars 2025)
−515 clients actifs
On sait où ils habitent
78 % des clients perdus vivent dans les quartiers voisins du discounter. Ce sont des clients identifiés, joignables, qu'on peut interroger puis relancer.
Chapitre 4 · Pourquoi
Les chiffres disent où. Le terrain et les clients disent pourquoi.
Quatre sources, croisées. Chaque preuve mène à un levier du plan d'action.
La géographie
Un discounter à 750 mètres depuis mars 2025. Des voies ferrées qui coupent le magasin de ses quartiers les plus aisés.
Les quartiers pris par le discounter en rouge, la zone blanche de l'autre côté des voies en bleu, les 10 minutes à pied et les 259 concurrents en couches.
412 avis Google · note 3,6/5
Un avis négatif sur trois parle de l'attente en caisse.
Classés par thème par IA, puis relus : la méthode de nos audits de relation client.
Attente en caisse31 %
« Le samedi matin, 20 minutes de queue avec deux caisses ouvertes. J'ai fini par aller ailleurs. »
Fraîcheur et choix du frais18 %
« Les fruits et légumes ne donnent pas envie, et il manque souvent des produits en fin de journée. »
Prix14 %
« Plus cher que le discounter qui a ouvert à côté, pour les mêmes produits de base. »
Accueil et conseil21 %
« Personnel très gentil, la boucherie à la coupe est un vrai plus. »
Proximité et horaires16 %
« Pratique en rentrant du travail, dommage que ça ferme si tôt. »
Visite terrain · une journée, semaine et samedi
Samedi 11 h 05 : 2 caisses ouvertes sur 5, 14 personnes dans la file.
Un consultant sur place, dans le magasin et chez les concurrents. Ce que les chiffres ne disent pas se voit en dix minutes.
Samedi 11 h 05
2 caisses ouvertes sur 5, 14 personnes dans la file principale. 3 clients abandonnent leur panier en 10 minutes.
Samedi 11 h 40
Rayon fruits et légumes en tête de magasin mais dégarni (bananes, salades, tomates en rupture).
Mardi 19 h 20
Flux piéton soutenu devant le magasin jusqu'à 20 h 30 (sortie de la station de métro). Le rideau baisse à 19 h 30.
Mardi 18 h 10
Le discounter voisin : 4 caisses ouvertes, parking plein, prix relevés 12 à 18 % sous les nôtres sur un panier de 20 produits de base.
Entretiens téléphoniques · clients perdus
« Je ne passe plus que pour la boucherie. »
Tirés du fichier fidélité parmi les clients sans achat depuis 90 jours. Ils disent, avec leurs mots, ce que la courbe du chapitre 3 montre.
« J'y allais deux fois par semaine. Maintenant je fais le gros des courses au discounter et je ne passe plus que pour la boucherie. »
Couple avec deux enfants, cliente depuis 2019
« L'attente le samedi, c'est devenu impossible. Ailleurs, c'est plus rapide, même si c'est moins agréable. »
Retraité, quartier Fives
« Le magasin est fermé quand je rentre. Je prends ce qu'il me faut à la supérette d'en face. »
Jeune actif, sort du métro à 19 h 45
Recherches Google · volumes simulés
« Ouvert dimanche, ouvert tard » : 4 400 recherches par mois. Le magasin n'apparaît sur aucune.
Ce que tapent les habitants de la zone, et si le magasin y apparaît. Dans un diagnostic : Keyword Planner, Search Console et fiche Google Business Profile.
Pack local · 12 recherches « supermarché » depuis Fives et Hellemmes
Discounter (fictif)10 / 12
Supérette voisine7 / 12
Maison Brunel Fives4 / 12
La demande, par thème · recherches par mois
Ouvert le dimanche, ouvert tard4 400
Magasin absent des résultats
Drive et livraison6 600
Magasin absent des résultats
Frais : boucherie, primeur, bio5 400
Magasin visible sur 9 %
Requêtes de quartier1 300
Magasin visible sur 31 %
Supermarché de proximité9 900
Magasin visible sur 22 %
Ce que ça dit (6 constats)
« Ouvert dimanche », « ouvert tard » : 4 400 recherches par mois, +11 % en un an. La fiche Google du magasin affiche une fermeture à 19 h 30 : il n'apparaît sur aucune.
Dans le pack local de Google, sur 12 recherches « supermarché » faites depuis Fives et Hellemmes, le magasin apparaît 4 fois, le discounter 10 fois. Note, photos et horaires de la fiche pèsent dans ce classement.
Requêtes de quartier : le magasin n'apparaît sur aucune recherche « Saint-Maurice ». Sa fiche ne cite pas le quartier, de l'autre côté des voies ferrées.
Boucherie, primeur, bio : 5 400 recherches par mois, et le rayon frais du magasin n'y est presque jamais associé.
Drive et livraison : 6 600 recherches par mois, +18 % en un an. Ni le magasin ni le discounter n'y répondent : une piste à chiffrer, hors du plan de 12 mois.
Recherches du nom de l'enseigne : −9 % depuis l'ouverture du discounter, au même rythme que les clients perdus.
Chapitre 5 · Quoi faire
Plan d'action : 473 k€ récupérables en 12 mois.
Chaque levier part d'un constat chiffré, vise une zone ou un moment précis, annonce un coût, un délai, et dit comment on mesurera son effet.
Réglez les deux hypothèses : le plan se recalcule.
Vos hypothèses
Le plan, levier par levier · k€ sur 12 mois
Total récupérable473 k€
Soit 44 % du CA manquant du magasin, sur un an, avant les effets de second tour.
Constat. 633 clients de Lille et Hellemmes (Centre, Marbrerie, Mont de Terre…) n'achètent plus depuis l'ouverture de mars 2025. Ce sont des clients identifiés : leur carte de fidélité porte une adresse et un historique.
Action. Offre de retour ciblée (SMS et courrier) sur le frais et le panier du samedi, là où l'enquête clients perdus situe le décrochage. Groupe témoin pour mesurer.
Mesure. Taux de réactivation contre un groupe témoin non contacté
Constat. Le frais pèse 24,5 % du CA, contre 30 % pour le meilleur quart des magasins comparables. Le panier moyen (24,6 €) est le plus bas du réseau.
Action. Revoir l'assortiment fruits et légumes et la boucherie libre-service, les remonter en tête de parcours.
Mesure. Part du frais dans le CA et panier moyen, contre les magasins comparables
Constat. Un avis négatif sur trois porte sur l'attente en caisse. La visite terrain l'a confirmé : 2 caisses ouvertes sur 5 un samedi à 11 h, 14 personnes dans la file.
Action. Planning des caisses calé sur les flux du samedi, deux caisses automatiques. Le panier du samedi est le plus élevé de la semaine.
Mesure. Fréquence des clients du samedi, notes des avis
Constat. Les flux du quartier tombent entre 19 h et 20 h 30. Le magasin ferme à 19 h 30, les deux supérettes voisines à 21 h.
Action. Test de l'ouverture jusqu'à 20 h 30 du mardi au vendredi pendant 3 mois.
Mesure. CA de la tranche 19 h 30 - 20 h 30, net du surcoût
Constat. Saint-Maurice-Pellevoisin, de l'autre côté des voies ferrées : 4 IRIS aux revenus supérieurs à ceux de Fives, à 6 à 8 minutes. Le modèle y attend 96 k€ de plus que ce que le magasin y réalise : la pénétration y est 4 à 6 fois plus faible qu'attendu.
Action. Distribution ciblée, signalétique au débouché du pont, essai de la livraison à domicile. La visite terrain a confirmé la coupure : un seul passage piéton sous les voies.
Mesure. Nouveaux porteurs de carte domiciliés dans ces IRIS, mois par mois
C'est ce plan, pas la carte, que vous emportez.
Sur vos magasins, chaque chiffre de cette page est mesuré au lieu d'être simulé : vos tickets, votre fichier fidélité, une visite, vos avis, vos clients perdus au téléphone.
Démonstration. Marché d'un IRIS = ménages × dépense alimentaire par ménage de la commune, modulée par le revenu de l'IRIS. CA attendu d'un magasin = 70 % de ce marché (part des grandes et moyennes surfaces) × sa part d'attraction (modèle de Huff : attractivité / distance², face aux 259 points de vente alimentaires recensés à moins de 5 km). CA réalisé, clients, avis, observations terrain, recherches Google et discounter sont simulés ; les fuites sont plantées pour l'exemple. Le diagnostic réel part de vos tickets et de votre fichier fidélité, et calibre le modèle sur vos magasins. Sources : INSEE (recensement 2022, Filosofi), IGN (contours IRIS), base des points de vente SAD, Mapbox (isochrones).
La suite
Et sur vos magasins ?
Tout ce que vous venez de manipuler existe pour un vrai réseau. La différence : chez vous, rien n'est simulé.
Dans cette démoDans votre diagnostic
Le CA par quartierSimulé par un modèle publié.Vos tickets et votre fichier fidélité, géocodés dans votre navigateur.
Le potentielUn modèle de Huff générique.Calibré sur vos propres magasins, erreur mesurée avant d'annoncer un écart.
Les clients perdusUne courbe inventée.Identifiés un par un, et interrogés au téléphone sur leurs raisons.
Le pourquoiQuatre observations fictives.Une visite terrain, vos avis et réclamations lus par IA puis relus, vos recherches Google.
Le plan d'actionCinq leviers, un simulateur.Des leviers chiffrés, priorisés, avec coût, délai et la mesure de leur effet.
Un modèle n'est utile que s'il est juste sur vos magasins. Dans un vrai diagnostic,
nous calibrons le potentiel sur votre réseau et mesurons son erreur avant d'annoncer un écart. Quand les données ne permettent pas de conclure,
nous le disons, plutôt que de produire une carte qui paraîtrait sérieuse.
Questions fréquentes sur le diagnostic performance magasin
Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.
L'enseigne et ses chiffres sont-ils réels ?
Non. Maison Brunel, ses 9 magasins, leur chiffre d'affaires, leurs clients, leurs avis, les observations terrain et le discounter du chapitre 3 sont inventés pour l'exemple, et les fuites de CA y sont plantées volontairement. Sont réels : les quartiers (IRIS de l'INSEE), le nombre de ménages, les revenus, la dépense alimentaire des communes et les 259 points de vente alimentaires concurrents.
Comment le CA potentiel de chaque quartier est-il calculé ?
Par une formule simple et publiée. Le marché d'un IRIS est le nombre de ménages multiplié par la dépense alimentaire par ménage de la commune, modulée par le revenu du quartier. Les grandes et moyennes surfaces en captent 70 %. Chaque point de vente à moins de 5 km en prend une part selon son attractivité divisée par le carré de la distance (modèle de Huff). Le CA potentiel d'un magasin dans un quartier, c'est cette part ; le CA manquant, l'écart avec ce qu'il y réalise.
Et dans un vrai diagnostic ?
Le principe est le même, mais tout est mesuré : le CA réalisé par quartier vient de vos tickets et de votre fichier fidélité géocodé, et le modèle est calibré sur vos propres magasins avant de produire un écart. Nous ajoutons la visite terrain, la lecture des avis et des réclamations, et des entretiens avec vos clients perdus. Le livrable est un rapport et un plan d'action chiffré, pas une carte.
Que montre l’onglet « Google » ?
Ce que les habitants de la zone cherchent sur Google (ouvert le dimanche, drive, boucherie, supermarché de quartier…) et si le magasin apparaît dans les résultats locaux face à ses concurrents. Dans la démo, ces volumes et cette visibilité sont simulés. Dans un diagnostic, ils viennent du Keyword Planner de Google, de la Search Console et des statistiques de la fiche Google Business Profile du magasin, que vous nous ouvrez en lecture.
Nous n'avons pas l'adresse de nos clients. Est-ce possible quand même ?
Oui, avec moins de finesse. Le code postal relevé en caisse, une enquête en sortie de caisse sur quelques jours ou des données de fréquentation mobiles suffisent à reconstituer la zone d'attraction réelle d'un magasin. Ce que l'on perd, c'est le suivi individuel des clients perdus du chapitre 3.
Qui voit nos données, et que deviennent-elles ?
Elles restent chez vous autant que possible : notre outil de test géocode votre fichier dans votre navigateur et n'envoie que des points, sans nom ni identifiant. Pour un diagnostic, nous travaillons sous contrat de sous-traitance (article 28 du RGPD), sur des données pseudonymisées, hébergées en France, et nous ne restituons rien sous le seuil de 5 clients par quartier.
En combien de temps se fait un diagnostic ?
Le diagnostic express, sur vos données seules, se livre en une à deux semaines. Le diagnostic complet, avec terrain, concurrence, avis et entretiens avec vos clients perdus, demande quatre à six semaines. Chaque diagnostic fait l'objet d'un devis, établi sous 24 h après un premier échange.
Analyse jointe à votre demande
Ces résultats sont transmis avec votre message : le consultant qui vous rappelle connaît déjà la zone que vous avez étudiée.
Savoir où vos magasins perdent du chiffre d'affaires
Dites-nous combien de magasins vous avez et quelles données vous gardez (tickets, fichier fidélité, codes postaux) : nous vous disons ce qu'un diagnostic peut établir chez vous, et pour quel budget.