Guide · baromètre national · 101 fiches départementales

La CDAC, de la règle au terrain.

Seuils, composition, délais, critères, analyse d’impact, recours : tout ce qu’un porteur de projet doit savoir avant de déposer une demande d’autorisation d’exploitation commerciale. Et pour chaque département, ce qui a réellement été autorisé sur douze mois — 4 548 311 m² de commerce en France, dans 10 560 permis, stable sur un an.

Les projets commerciaux autorisés dans votre département

Le guide

L’autorisation d’exploitation commerciale en six points .

Code de commerce, articles L. 750-1 à L. 752-27, dans leur rédaction issue des lois LME (2008), ACTPE (2014), ELAN (2018) et Climat et résilience (2021).

1 · Les seuils

Qui doit passer en commission

L’article L. 752-1 soumet à autorisation, dès que la surface de vente dépasse 1 000 m² : la création d’un magasin de commerce de détail ; l’extension d’un magasin ayant déjà atteint ce seuil ou devant le dépasser ; la création ou l’extension d’un ensemble commercial ; le changement de secteur d’activité d’un commerce de plus de 2 000 m² (1 000 m² s’il devient à prédominance alimentaire) ; la réouverture au public d’un magasin de plus de 1 000 m² fermé depuis trois ans. La création ou l’extension d’un point permanent de retrait (drive) est soumise quelle que soit sa taille.

Dans les communes de moins de 20 000 habitants, le maire ou le président de l’intercommunalité peut saisir la commission pour un projet de 300 à 1 000 m² (L. 752-4). À l’inverse, les projets situés dans le périmètre de centre-ville d’une opération de revitalisation de territoire (ORT) sont dispensés d’autorisation (L. 752-1-1). La surface de vente, seule retenue, est celle où le public circule et où la marchandise est exposée : ni les réserves, ni les bureaux, ni les zones de préparation du drive n’y entrent.

Mon projet est-il soumis ? Le test en une minute

2 · La commission

Qui siège et qui vote

La CDAC est présidée par le préfet, qui ne prend pas part au vote, et son secrétariat est assuré par la direction départementale des territoires. Elle réunit sept élus : le maire de la commune d’implantation, le président de l’intercommunalité, le président du syndicat mixte porteur du SCoT, le président du conseil départemental, le président du conseil régional, un représentant des maires et un représentant des intercommunalités du département. S’y ajoutent quatre personnalités qualifiées, deux en consommation et protection des consommateurs, deux en développement durable et aménagement du territoire.

Depuis la loi ELAN, trois personnalités qualifiées représentant le tissu économique — désignées par la chambre de commerce et d’industrie, la chambre de métiers et la chambre d’agriculture — assistent aux séances sans voix délibérative. Un élu qui représente plusieurs collectivités ne dispose que d’une voix, et aucun élu de la commune ou de l’intercommunalité d’implantation ne peut siéger pour un projet situé chez lui s’il y a intérêt.

3 · La procédure

Deux mois, puis un mois, puis quatre

Quand le projet nécessite un permis de construire, la demande d’autorisation d’exploitation commerciale est jointe à la demande de permis et transmise par le maire au secrétariat de la commission ; sinon elle est déposée directement. La CDAC dispose de deux mois à compter de l’enregistrement du dossier complet. Son avis favorable est intégré au permis, qui vaut alors autorisation ; l’absence d’avis dans le délai vaut avis favorable.

L’avis ou la décision peut être contesté devant la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) dans le mois qui suit, par le demandeur, le préfet, tout membre de la commission, tout professionnel dont l’activité est susceptible d’être affectée par le projet ou toute association de consommateurs du département. La CNAC statue en quatre mois ; sa décision relève ensuite de la cour administrative d’appel. L’autorisation devient caduque si le projet n’est pas engagé dans les trois ans.

4 · Les critères

Ce que la commission a le droit d’examiner

L’article L. 752-6 fixe trois familles de critères. L’aménagement du territoire : localisation et insertion urbaine du projet, effets sur l’animation de la vie urbaine, rurale et de montagne, sur les flux de transport et la desserte, et depuis la loi ELAN sa contribution à la préservation ou à la revitalisation du tissu commercial du centre-ville. Le développement durable : qualité environnementale, insertion paysagère et architecturale, gestion de l’énergie et des déchets, imperméabilisation et artificialisation des sols. La protection des consommateurs : accessibilité de l’offre, variété, risques naturels et technologiques, cohérence du stationnement avec la fréquentation attendue.

Depuis la loi de modernisation de l’économie de 2008, la commission ne peut pas fonder sa décision sur l’impact concurrentiel, les parts de marché ou la protection des commerces installés : un avis motivé ainsi est annulé. La loi Climat et résilience de 2021 a ajouté une règle d’arrêt : aucun projet engendrant une artificialisation des sols ne peut être autorisé au-delà de 10 000 m² de surface de vente ; en dessous, seulement par dérogation motivée (secteur d’ORT, quartier prioritaire, continuité urbaine, friche, compensation).

5 · L’analyse d’impact

La pièce qui fait le dossier

Pour tout projet soumis, le dossier comporte une analyse d’impact réalisée par un organisme indépendant habilité par le préfet du département (L. 752-6 III). Elle évalue les effets du projet sur l’animation et le développement économique du centre-ville de la commune d’implantation, des communes limitrophes et de l’intercommunalité, sur l’emploi, et sur la vacance commerciale ; elle doit démontrer qu’aucune friche existante, en centre-ville d’abord puis en périphérie, ne permettait d’accueillir le projet.

C’est le document sur lequel la commission, puis la CNAC, puis le juge, se prononcent. Il s’appuie sur des données locales datées et vérifiables : zone de chalandise mesurée, comptages de flux, recensement de la vacance, inventaire des friches. Un certificat de conformité, établi lui aussi par un organisme habilité, est enfin exigé avant l’ouverture au public pour attester que le projet réalisé est celui autorisé.

6 · Le calendrier utile

Quand travailler le dossier

Les critères d’aménagement se jouent sur la localisation, qui ne se corrige pas une fois le foncier engagé : un site mal desservi ou en rupture du tissu urbain le restera. Le moment utile est donc avant la promesse de vente ou le bail, quand il est encore possible de choisir un autre terrain ou de redimensionner. Ensuite viennent la constitution du dossier (analyse d’impact, comptages, insertion), le dépôt, les deux mois de la commission, et l’éventuel recours.

SAD Marketing intervient à ces trois moments : un pré-diagnostic du site sur les critères mesurables, l’analyse d’impact et le dossier complet, la défense en commission et devant la CNAC. Le bureau d’études est habilité par les préfets sur toute la France pour l’analyse d’impact et le certificat de conformité, et l’accompagnement démarre à 2 500 € HT.

Baromètre

Les permis commerciaux en France, septembre 2025 – août 2026 .

Permis de construire autorisés comportant de la surface de plancher à destination commerciale (Sitadel). Douze mois consolidés, comparés aux douze précédents.

4 548 311 m²
de commerce autorisés
-3 % vs 12 mois précédents
10 560
permis avec surface commerciale
7 260 demandeurs distincts
1 079
projets ≥ 1 000 m² de commerce
10 % des permis · -3 % sur un an
866 140 m²
déjà en chantier
19 % des surfaces autorisées

Surface commerciale autorisée par mois, France, 36 mois

Barres claires : les douze mois du baromètre

septembre 2023 : 450 097 m² · 992 permis · 105 ≥ 1000 m² octobre 2023 : 429 954 m² · 1 069 permis · 99 ≥ 1000 m² novembre 2023 : 379 854 m² · 923 permis · 84 ≥ 1000 m² décembre 2023 : 473 285 m² · 911 permis · 116 ≥ 1000 m² janvier 2024 : 376 968 m² · 878 permis · 90 ≥ 1000 m² février 2024 : 399 115 m² · 968 permis · 90 ≥ 1000 m² mars 2024 : 462 906 m² · 1 029 permis · 108 ≥ 1000 m² avril 2024 : 386 821 m² · 990 permis · 99 ≥ 1000 m² mai 2024 : 363 642 m² · 912 permis · 80 ≥ 1000 m² juin 2024 : 407 778 m² · 980 permis · 84 ≥ 1000 m² juillet 2024 : 588 818 m² · 1 093 permis · 120 ≥ 1000 m² août 2024 : 306 961 m² · 732 permis · 72 ≥ 1000 m² septembre 2024 : 446 823 m² · 983 permis · 103 ≥ 1000 m² octobre 2024 : 390 556 m² · 991 permis · 105 ≥ 1000 m² novembre 2024 : 315 606 m² · 796 permis · 77 ≥ 1000 m² décembre 2024 : 423 642 m² · 931 permis · 98 ≥ 1000 m² janvier 2025 : 377 857 m² · 886 permis · 89 ≥ 1000 m² février 2025 : 326 742 m² · 866 permis · 73 ≥ 1000 m² mars 2025 : 450 182 m² · 978 permis · 99 ≥ 1000 m² avril 2025 : 393 160 m² · 966 permis · 97 ≥ 1000 m² mai 2025 : 374 394 m² · 903 permis · 92 ≥ 1000 m² juin 2025 : 411 197 m² · 998 permis · 93 ≥ 1000 m² juillet 2025 : 491 785 m² · 1 043 permis · 123 ≥ 1000 m² août 2025 : 281 006 m² · 714 permis · 66 ≥ 1000 m² septembre 2025 : 544 616 m² · 1 026 permis · 121 ≥ 1000 m² octobre 2025 : 352 379 m² · 957 permis · 93 ≥ 1000 m² novembre 2025 : 346 809 m² · 786 permis · 83 ≥ 1000 m² décembre 2025 : 565 059 m² · 939 permis · 116 ≥ 1000 m² janvier 2026 : 327 288 m² · 801 permis · 76 ≥ 1000 m² février 2026 : 337 024 m² · 888 permis · 86 ≥ 1000 m² mars 2026 : 520 141 m² · 1 053 permis · 117 ≥ 1000 m² avril 2026 : 281 236 m² · 792 permis · 67 ≥ 1000 m² mai 2026 : 286 129 m² · 810 permis · 74 ≥ 1000 m² juin 2026 : 399 226 m² · 994 permis · 93 ≥ 1000 m² juillet 2026 : 374 591 m² · 918 permis · 98 ≥ 1000 m² août 2026 : 213 813 m² · 596 permis · 55 ≥ 1000 m² sept. 23sept. 24sept. 25août 26

Surface commerciale autorisée sur douze mois, par département · France métropolitaine. Survolez un département, cliquez pour ouvrir sa fiche.

Département par département

Où se construit le commerce, 101 départements classés.

Par surface commerciale autorisée sur les douze derniers mois consolidés. Chaque fiche détaille les projets, les communes et les déposants, et rappelle la procédure telle qu’elle s’applique dans le département.

# Département m² de commerce
1 Haute-Garonne (31) 167 480
2 Nord (59) 163 244
3 Rhône (69) 159 941
4 Seine-et-Marne (77) 119 054
5 Bas-Rhin (67) 111 205
6 Vendée (85) 110 640
7 Gironde (33) 107 439
8 Val-d'Oise (95) 101 444
9 La Réunion (974) 99 692
10 Loire-Atlantique (44) 96 654
11 Hérault (34) 88 607
12 Charente-Maritime (17) 87 626
13 Bouches-du-Rhône (13) 87 089
14 Var (83) 87 060
15 Savoie (73) 81 666
16 Isère (38) 81 565
17 Maine-et-Loire (49) 80 940
18 Finistère (29) 79 183
19 Calvados (14) 77 034
20 Moselle (57) 75 575
21 Morbihan (56) 73 611
22 Ille-et-Vilaine (35) 72 996
23 Vaucluse (84) 72 923
24 Haute-Savoie (74) 70 318
25 Pas-de-Calais (62) 68 157
26 Seine-Saint-Denis (93) 67 544
27 Seine-Maritime (76) 64 850
28 Pyrénées-Atlantiques (64) 60 821
29 Côte-d'Or (21) 56 725
30 Haut-Rhin (68) 54 005
31 Côtes-d'Armor (22) 53 163
32 Hauts-de-Seine (92) 51 596
33 Loire (42) 49 849
34 Yvelines (78) 44 051
35 Oise (60) 41 883
36 Indre-et-Loire (37) 41 776
37 Puy-de-Dôme (63) 41 581
38 Orne (61) 41 537
39 Landes (40) 41 460
40 Ain (01) 41 235
41 Drôme (26) 40 693
42 Loiret (45) 39 948
43 Alpes-Maritimes (06) 39 723
44 Manche (50) 39 093
45 Dordogne (24) 38 289
46 Pyrénées-Orientales (66) 37 784
47 Loir-et-Cher (41) 37 586
48 Val-de-Marne (94) 37 291
49 Guadeloupe (971) 36 318
50 Allier (03) 35 111
51 Gard (30) 34 101
52 Marne (51) 33 424
53 Aude (11) 32 027
54 Sarthe (72) 31 993
55 Vosges (88) 31 029
56 Paris (75) 29 988
57 Haute-Vienne (87) 29 800
58 Saône-et-Loire (71) 28 933
59 Meurthe-et-Moselle (54) 27 726
60 Charente (16) 27 629
61 Aisne (02) 26 855
62 Eure (27) 26 668
63 Doubs (25) 26 407
64 Tarn-et-Garonne (82) 26 010
65 Aveyron (12) 25 709
66 Vienne (86) 25 269
67 Hautes-Alpes (05) 25 097
68 Essonne (91) 24 921
69 Haute-Corse (2B) 24 677
70 Corrèze (19) 24 359
71 Haute-Loire (43) 22 476
72 Somme (80) 22 211
73 Mayenne (53) 21 006
74 Tarn (81) 20 312
75 Lot (46) 20 102
76 Ardèche (07) 18 848
77 Corse-du-Sud (2A) 18 049
78 Creuse (23) 17 826
79 Deux-Sèvres (79) 17 390
80 Jura (39) 17 286
81 Cher (18) 17 157
82 Hautes-Pyrénées (65) 16 382
83 Guyane (973) 15 897
84 Martinique (972) 15 648
85 Ardennes (08) 15 247
86 Cantal (15) 14 866
87 Eure-et-Loir (28) 14 792
88 Territoire de Belfort (90) 13 561
89 Lot-et-Garonne (47) 13 377
90 Gers (32) 12 266
91 Haute-Saône (70) 11 934
92 Indre (36) 11 430
93 Alpes-de-Haute-Provence (04) 10 086
94 Aube (10) 9 480
95 Haute-Marne (52) 9 401
96 Ariège (09) 9 027
97 Yonne (89) 6 173
98 Lozère (48) 5 377
99 Nièvre (58) 5 094
100 Mayotte (976) 4 229
101 Meuse (55) 3 709
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Cabinet d’étude CDAC : ce que nous faisons .

Depuis quarante-cinq ans, SAD Marketing produit les études que les commissions attendent : analyses d’impact au sens de la loi ELAN, comptages de flux et études d’accessibilité, zones de chalandise mesurées, inventaires de vacance et de friches. Nous rédigeons le dossier, le présentons en commission et le défendons devant la CNAC.

  • Organisme habilité sur toute la France pour l’analyse d’impact et le certificat de conformité
  • Comptages terrain et données de flux propres, pas seulement l’open data
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Questions sur la CDAC

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Qu’est-ce que la CDAC ?

La commission départementale d’aménagement commercial est l’instance qui autorise, dans chaque département, les projets de commerce de détail dépassant 1 000 m² de surface de vente. Présidée par le préfet, composée d’élus locaux et de personnalités qualifiées, elle rend un avis ou une décision dans les deux mois sur la base des critères d’aménagement du territoire, de développement durable et de protection des consommateurs fixés par l’article L. 752-6 du code de commerce. Son avis favorable est nécessaire pour que le permis de construire vaille autorisation d’exploitation commerciale.

Quels projets sont soumis à autorisation d’exploitation commerciale ?

La création d’un magasin de plus de 1 000 m² de surface de vente ; l’extension d’un magasin ayant déjà atteint ou devant dépasser ce seuil ; la création ou l’extension d’un ensemble commercial de plus de 1 000 m² ; le changement de secteur d’activité d’un commerce de plus de 2 000 m² (1 000 m² s’il devient à prédominance alimentaire) ; la réouverture d’un magasin de plus de 1 000 m² fermé depuis trois ans ; la création ou l’extension de points permanents de retrait (drive). Dans les communes de moins de 20 000 habitants, le maire ou l’intercommunalité peut saisir la CDAC pour un projet de 300 à 1 000 m². Les projets en centre-ville d’une opération de revitalisation de territoire sont dispensés.

Combien de temps dure la procédure et quels sont les recours ?

La commission dispose de deux mois à compter de l’enregistrement du dossier complet ; passé ce délai, l’avis est réputé favorable. Toute personne ayant intérêt à agir — le demandeur, le préfet, les membres de la commission, un professionnel dont l’activité est susceptible d’être affectée, une association de consommateurs — peut saisir la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) dans le mois qui suit. La CNAC statue en quatre mois, et sa décision se conteste devant la cour administrative d’appel. Un dossier complet et une analyse d’impact solide sont ce qui évite le recours, ou permet de le gagner.

Qu’a changé la loi ELAN pour les dossiers CDAC ?

Trois choses. L’effet du projet sur le centre-ville — animation, développement économique, vacance commerciale — est devenu un critère explicite. Une analyse d’impact réalisée par un organisme indépendant habilité par le préfet est obligatoire, et doit démontrer qu’aucune friche en centre-ville puis en périphérie ne pouvait accueillir le projet. Enfin, un certificat de conformité établi par un organisme habilité est exigé avant l’ouverture, et trois représentants du tissu économique siègent en commission sans voix délibérative. La loi Climat et résilience de 2021 a ensuite interdit d’autoriser tout projet artificialisant des sols au-delà de 10 000 m² de surface de vente, et ne l’admet en dessous que par dérogation motivée.

D’où viennent les chiffres de ces pages ?

De Sitadel, la base des permis de construire du ministère de la Transition écologique, dont nous conservons les permis comportant de la surface de plancher à destination commerciale : 10 560 permis autorisés en France sur les douze derniers mois consolidés (septembre 2025 – août 2026), pour 4 548 311 m² de commerce. Un projet est compté au-dessus du seuil quand il crée au moins 1 000 m² de plancher commercial ; c’est une présomption, la loi retenant la surface de vente. Le dernier mois consolidé est août 2026 (millésime 2026-09) ; les deux mois les plus récents sont écartés, le temps que les permis remontent.
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