Manche (50) · Normandie · août 2025 – juillet 2026

CDAC dans la Manche : projets commerciaux et procédure.

44 378 m² de surface commerciale ont été autorisés dans la Manche sur les douze derniers mois consolidés, dans 155 permis déposés par 118 demandeurs — en nette hausse (+27 % sur un an). 9 projets créent au moins 1 000 m² de commerce, l’ordre de grandeur du seuil de passage en commission.

Sitadel (ministère de la Transition écologique), permis autorisés entre et · millésime 2026-08 · surfaces de plancher à destination commerciale

44 378 m²
de commerce autorisés sur 12 mois
+27 % vs 12 mois précédents · 36ᵉ sur 101 départements
155
permis avec surface commerciale
+25 % sur un an · 118 demandeurs
9
projets ≥ 1 000 m² de commerce
6 % des permis · France 10 %
11 255 m²
déjà en chantier
25 % des surfaces autorisées

Surface commerciale autorisée par mois, 36 derniers mois

Les barres claires sont les douze mois de la fiche · maximum 15 534 m²

août 2023 : 1 764 m² · 11 permis · 0 ≥ 1000 m² septembre 2023 : 4 014 m² · 12 permis · 2 ≥ 1000 m² octobre 2023 : 5 509 m² · 16 permis · 2 ≥ 1000 m² novembre 2023 : 3 393 m² · 14 permis · 1 ≥ 1000 m² décembre 2023 : 2 507 m² · 10 permis · 0 ≥ 1000 m² janvier 2024 : 2 118 m² · 12 permis · 0 ≥ 1000 m² février 2024 : 1 940 m² · 6 permis · 0 ≥ 1000 m² mars 2024 : 2 062 m² · 15 permis · 0 ≥ 1000 m² avril 2024 : 2 176 m² · 18 permis · 0 ≥ 1000 m² mai 2024 : 1 475 m² · 7 permis · 0 ≥ 1000 m² juin 2024 : 15 534 m² · 9 permis · 2 ≥ 1000 m² juillet 2024 : 4 461 m² · 18 permis · 1 ≥ 1000 m² août 2024 : 1 357 m² · 5 permis · 0 ≥ 1000 m² septembre 2024 : 999 m² · 7 permis · 0 ≥ 1000 m² octobre 2024 : 2 646 m² · 15 permis · 0 ≥ 1000 m² novembre 2024 : 985 m² · 6 permis · 0 ≥ 1000 m² décembre 2024 : 3 858 m² · 10 permis · 1 ≥ 1000 m² janvier 2025 : 6 041 m² · 10 permis · 3 ≥ 1000 m² février 2025 : 2 604 m² · 14 permis · 0 ≥ 1000 m² mars 2025 : 5 531 m² · 7 permis · 2 ≥ 1000 m² avril 2025 : 1 564 m² · 10 permis · 0 ≥ 1000 m² mai 2025 : 2 001 m² · 13 permis · 0 ≥ 1000 m² juin 2025 : 2 772 m² · 12 permis · 0 ≥ 1000 m² juillet 2025 : 4 650 m² · 15 permis · 1 ≥ 1000 m² août 2025 : 5 675 m² · 16 permis · 1 ≥ 1000 m² septembre 2025 : 1 942 m² · 11 permis · 0 ≥ 1000 m² octobre 2025 : 7 766 m² · 24 permis · 2 ≥ 1000 m² novembre 2025 : 4 637 m² · 14 permis · 1 ≥ 1000 m² décembre 2025 : 3 529 m² · 10 permis · 1 ≥ 1000 m² janvier 2026 : 3 492 m² · 14 permis · 1 ≥ 1000 m² février 2026 : 2 770 m² · 8 permis · 1 ≥ 1000 m² mars 2026 : 2 011 m² · 15 permis · 0 ≥ 1000 m² avril 2026 : 4 281 m² · 11 permis · 1 ≥ 1000 m² mai 2026 : 5 032 m² · 8 permis · 1 ≥ 1000 m² juin 2026 : 1 824 m² · 14 permis · 0 ≥ 1000 m² juillet 2026 : 1 419 m² · 10 permis · 0 ≥ 1000 m² août 23août 24août 25juil. 26
Les projets

Les 12 plus grands projets commerciaux autorisés dans la Manche.

Permis autorisés entre août 2025 et juillet 2026, classés par surface de plancher commerciale créée. Le demandeur est celui déclaré au permis ; c’est souvent le promoteur ou la foncière, pas l’enseigne.

# Commune · adresse Commerce
1 Saint-Hilaire-du-Harcouet Rue de la Republique 4 255
2 Coutances Rue des Boissieres 2 405
3 permis de construire 2 260
4 Valognes 8 Route du Bois 2 075
5 permis de construire 1 835
6 Saint-Lo 1100 Rue de Torigni 1 620
7 Mortain-Bocage Rue de l'Abbaye Blanche 1 407
8 Pontorson Rue des Saules 1 324
9 Saint-James Rue Grand Concise 1 049
10 Sartilly-Baie-Bocage Route de Carolles 863
11 Quettreville-sur-Sienne Rue des Presmesnils 860
12 Mortain-Bocage Le Bourg Notre Dame du Touchet 785

Communes les plus actives · m² de commerce autorisés

  • Saint-Hilaire-du-Harcouet · 7 permis 6 283
  • Granville · 7 permis 2 872
  • Coutances · 4 permis 2 826
  • Saint-Lo · 4 permis 2 622
  • · 1 permis 2 260
  • Mortain-Bocage · 2 permis 2 192
  • Valognes · 3 permis 2 183
  • Quettreville-sur-Sienne · 3 permis 1 933

Demandeurs les plus actifs · m² de commerce autorisés

  • UNI SERVICE DISTRIBUTION · 1 permis 4 255
  • DISTRICO · 1 permis 2 405
  • D 2 N · 1 permis 2 260
  • LIDL · 1 permis 1 835
  • SCI SAINT LO · 1 permis 1 620
  • IMMALDI ET COMPAGNIE · 1 permis 1 407
Lecture

Ce que ces permis disent du territoire.

Entre août 2025 et juillet 2026, 155 permis comportant de la surface commerciale ont été autorisés dans la Manche, pour 44 378 m² de commerce créé (57 271 m² de surface de plancher totale, le reste étant du logement, des bureaux ou de l’hébergement). C’est en nette hausse par rapport aux douze mois précédents (+27 %), quand la France est à -3 %. Sur ce critère, la Manche se classe 36ᵉ sur 101 départements, soit 1,0 % des surfaces commerciales autorisées en France.

9 de ces projets créent au moins 1 000 m² de commerce, l’ordre de grandeur du seuil au-delà duquel une autorisation d’exploitation commerciale est requise : 6 % des permis (France : 10 %), en hausse sur un an (+29 %). La surface commerciale moyenne par permis est de 286 m² contre 433 m² en France : le département autorise surtout des cellules de petite taille, en pied d’immeuble ou en extension.

25 % des surfaces autorisées sur la période sont déjà déclarées en chantier (11 255 m²) et 1 935 m² achevées : c’est l’offre commerciale qui ouvrira dans les dix-huit à trente-six mois, celle qu’un porteur de projet doit intégrer à sa zone de chalandise avant de déposer. 2 permis ont été annulés sur la période (52 m²).

Une précaution de lecture : Sitadel mesure la surface de plancher à destination commerciale déclarée dans le permis, pas la surface de vente, seule retenue par le code de commerce. Un projet de 1 000 m² de plancher peut n’avoir que 800 m² de vente et échapper à la commission ; un autre, en extension, peut y passer avec moins. Le comptage ci-dessus est donc une présomption utile pour lire la dynamique d’un territoire, pas la liste des dossiers effectivement passés en CDAC dans la Manche.

Manche face à la France

Évolution des m² autorisés sur un an
+27 % France -3 %
Part des permis ≥ 1 000 m²
6 % France 10 %
Surface commerciale moyenne par permis
286 m² France 433 m²
Part déjà en chantier
25 % France 19 %
Poids dans les surfaces autorisées en France
1,0 %
La commission

Passer en CDAC dans la Manche : ce qu’il faut savoir.

La procédure est nationale ; la commission, ses élus et son secrétariat (direction départementale des territoires) sont ceux du département.

Le seuil

Surface de vente supérieure à 1 000 m² : création, extension au-delà de 1 000 m², ensemble commercial, réouverture après trois ans, drive. De 300 à 1 000 m², le maire d’une commune de moins de 20 000 habitants peut saisir la commission. Les centres-villes d’ORT sont dispensés.

Les délais

Deux mois pour la CDAC à compter du dossier complet, déposé auprès du secrétariat de la commission dans la Manche. Un mois pour saisir la CNAC en recours, qui statue en quatre mois. L’autorisation est intégrée au permis de construire et devient caduque si le projet n’est pas engagé dans les trois ans.

Les critères

Aménagement du territoire (insertion, desserte, effet sur le centre-ville), développement durable (insertion paysagère, artificialisation), protection des consommateurs. Pas de critère économique ni concurrentiel. Au-delà de 10 000 m² de vente, aucun projet artificialisant n’est autorisable.

Le dossier

Analyse d’impact par un organisme habilité par le préfet, démonstration qu’aucune friche ne pouvait accueillir le projet, étude de flux et d’accessibilité, insertion architecturale et paysagère, puis certificat de conformité avant ouverture. Le volet trafic s’appuie sur des comptages ; la donnée publique dans la Manche étant lacunaire, un comptage terrain est presque toujours nécessaire.

Le guide complet de la CDAC : seuils, procédure, critères, recours

Votre projet

Un dossier CDAC préparé , pas subi.

Les critères d’aménagement se jouent sur la localisation, et une localisation ne se corrige pas une fois le foncier engagé. SAD Marketing intervient avant la promesse de vente pour dire si le site tient sur l’accessibilité, l’insertion urbaine et l’effet centre-ville, puis rédige l’analyse d’impact, réalise les comptages et défend le dossier en commission — et devant la CNAC si nécessaire.

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Décrivez le projet (commune, surface de vente envisagée, création ou extension). Nous revenons sous 24 h ouvrées avec un avis sur la soumission, les points de fragilité du site et un devis.

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Questions sur la CDAC dans la Manche

Tout ce que vous devez savoir sur nos solutions.

Combien de projets commerciaux ont été autorisés dans la Manche sur un an ?

155 permis comportant de la surface commerciale entre août 2025 et juillet 2026, pour 44 378 m² de commerce créé, déposés par 118 demandeurs distincts. 9 de ces projets créent au moins 1 000 m² de commerce. Source : Sitadel, base des permis de construire du ministère de la Transition écologique, millésime 2026-08, consolidée à juillet 2026.

Mon projet dans la Manche est-il soumis à la CDAC ?

Oui dès que la surface de vente dépasse 1 000 m² — création, extension portant le magasin au-delà de 1 000 m², création d’un ensemble commercial, réouverture après trois ans de fermeture, changement de secteur d’activité d’un magasin de plus de 2 000 m² (1 000 m² s’il devient alimentaire) — et pour tout point permanent de retrait (drive). Dans les communes de moins de 20 000 habitants, le maire ou le président de l’intercommunalité peut aussi saisir la commission pour un projet de 300 à 1 000 m². Les projets situés dans le périmètre de centre-ville d’une opération de revitalisation de territoire (ORT) en sont dispensés. Notre test gratuit « Mon projet est-il soumis à la CDAC ? » situe votre cas en une minute.

Qui siège à la CDAC de la Manche et combien de temps dure la procédure ?

La commission départementale d’aménagement commercial est présidée par le préfet, qui ne vote pas. Elle réunit sept élus (maire de la commune d’implantation, président de l’intercommunalité, président du syndicat mixte du SCoT, président du conseil départemental, président du conseil régional, deux représentants des maires et des intercommunalités du département) et quatre personnalités qualifiées en consommation et en développement durable, auxquelles la loi ELAN a ajouté trois représentants du tissu économique (CCI, chambre de métiers, chambre d’agriculture) sans voix délibérative. Son secrétariat est assuré par la direction départementale des territoires. Elle dispose de deux mois pour se prononcer ; un recours devant la Commission nationale (CNAC) est possible dans le mois qui suit, et la CNAC statue en quatre mois.

Sur quels critères la commission décide-t-elle ?

Trois familles fixées par l’article L. 752-6 du code de commerce : l’aménagement du territoire (localisation, insertion urbaine, desserte et flux, effet sur l’animation du centre-ville et sur la vacance commerciale), le développement durable (qualité environnementale, insertion paysagère, consommation d’espace et artificialisation des sols) et la protection des consommateurs (accessibilité, variété de l’offre, risques). La concurrence et les parts de marché ne peuvent pas être prises en compte depuis 2008. Depuis la loi Climat et résilience de 2021, aucun projet artificialisant des sols ne peut être autorisé au-delà de 10 000 m² de surface de vente, et en dessous seulement par dérogation motivée.

Que contient l’analyse d’impact exigée depuis la loi ELAN ?

Pour tout projet soumis à autorisation, le dossier doit comporter une analyse d’impact réalisée par un organisme indépendant habilité par le préfet du département. Elle évalue les effets du projet sur l’animation et le développement économique du centre-ville de la commune d’implantation et des communes limitrophes, sur l’emploi et sur la vacance commerciale, et démontre qu’aucune friche existante — en centre-ville d’abord, en périphérie ensuite — ne permettait d’accueillir le projet. SAD Marketing est habilité pour la produire dans tous les départements, comme pour le certificat de conformité, et la nourrit de ses propres comptages de flux et relevés terrain.
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